TEMPS DE LECTURE: 10-15min. Oui, je sais, c'est un peu long...
Tout a démarré un lundi soir vers 19h15, devant mon frigo, après une longue journée de travail, après avoir récupéré mon fils à l'école.
Je contemple l'intérieur presque vide de mon frigo pendant plusieurs longues minutes. Epuisé à l'idée de devoir trouver une idée, ressortir faire des courses, puis cuisinier à minima une demi-heure, et préparer encore un repas. J'imagine déjà les alternatives, sushi ou pizza ? à emporter ou à me faire livrer ? Est-ce qu'il me reste un plat tout prêt au congélateur ? Sinon des pâtes ? Je suis épuisé, mon fils est épuisé, nous ne voulons pas sortir... ce soir ce sera pizza livrée... froide... avec une pincée de culpabilité. Je sais que ce n'est pas très bon mais finalement ce sera le plus simple. On fera mieux demain. Peut-être.
Cette scène nous sommes nombreux à la vivre chaque jour, il me semble.
Dans la nuit vers 00h45, le déclic.
Pourquoi est-il si facile de ce faire livrer Pizzas, Sushis, et Burgers en 30min via une application mobile et pas de la cuisine fait-maison, saine, et équilibrée ? Pourquoi mon panier de légumes ne viendrait-il pas livré avec un cuisinier ? N'y aurait-il pas des cuisiniers autour de chez moi qui pourraient acheter des légumes puis venir cuisinier chez moi, pour la semaine ?
Le matin même Batchero était né. Au moins dans les grands lignes:
Cette scène, si familière pour beaucoup d'entre nous, m'a fait réaliser une vérité troublante : notre système alimentaire est fondamentalement dysfonctionnel.
Nous vivons dans une époque où la commodité l'a emporté sur la qualité. Où le choix se résume souvent à sacrifier notre santé pour gagner du temps, ou à consacrer des heures précieuses à la préparation de bons repas. Ce dilemme quotidien m'a conduit à une question simple: pourquoi devons-nous choisir ?
C'est ainsi que Batchero est né – non pas comme un simple service de livraison, mais comme une réponse complète à un système défaillant et une vision pour un avenir meilleur.
Les chiffres sont alarmants. L'obésité a triplé dans tous les pays Européens au cours des 40 dernières années. Les ventes d'aliments ultra-transformés explosent tandis que le temps consacré à la cuisine diminue inexorablement. Ce n'est pas une coïncidence. Moins on cuisine, plus on a besoin de plats industriels préparés à l'avance. Et plus on en consomme, moins on cuisine.
À la base du système alimentaire se trouve une agriculture industrielle qui privilégie la quantité au détriment de la qualité. Les monocultures intensives appauvrissent les sols, nécessitant toujours plus d'engrais chimiques et de pesticides. Les animaux d'élevage sont confinés dans des conditions souvent déplorables, gavés d'antibiotiques pour compenser leurs conditions de (sur)vie.
Cette surproduction agricole est paradoxale : elle engendre simultanément gaspillage et pénurie. Les agriculteurs, pris dans un système qui les pousse à produire toujours plus pour moins, sont souvent les premières victimes de ce modèle. La biodiversité s'effondre, les insectes pollinisateurs disparaissent, et les pratiques agricoles contribuent massivement au changement climatique.
Et tout ça pour quoi ? Pour jeter 1/3 de la production alimentaire à la poubelle. Un gaspillage à grande échelle.
Les aliments ultra-transformés sont conçus en laboratoire pour maximiser la "mangeabilité" et la durée de conservation, pas la qualité nutritionnelle.
L'industrie agroalimentaire manipule savamment le trio sucre-sel-gras pour créer une véritable dépendance alimentaire. Les additifs se multiplient : exhausteurs de goût, colorants, émulsifiants, conservateurs... Un seul produit peut contenir plus de 30 ingrédients, dont la majorité sans aucune valeur nutritionnelle. Les aliments sont progressivement vidés de leurs nutriments essentiels, puis "enrichis" artificiellement pour donner l'illusion d'une alimentation équilibrée.
Les conséquences sur notre santé sont désastreuses: diabète, maladies cardiovasculaires, cancers, troubles digestifs et même impacts sur notre santé mentale. La science démontre de plus en plus les liens entre alimentation ultra transformée et maladies chroniques, physiques et mentales.
Notre système de distribution alimentaire crée une illusion d'abondance tout en générant un gaspillage colossal. Les supermarchés rejettent systématiquement les fruits et légumes "imparfaits". Les dates de péremption, souvent arbitraires, conduisent à jeter des aliments parfaitement comestibles.
Les chaînes d'approvisionnement mondiales sont non seulement polluantes mais rendent notre système alimentaire vulnérable. Un fruit peut parcourir des milliers de kilomètres avant d'arriver dans notre assiette, perdant nutrients et saveur en chemin, tout en accumulant une empreinte carbone considérable.
Un acteur souvent oublié bénéficie grandement de cette situation : l'industrie pharmaceutique. Elle prospère sur les maladies chroniques liées à l'alimentation. Plutôt que de prévenir ces pathologies par une alimentation adéquate, notre société adopte une approche réactive : traiter les symptômes avec des médicaments.
Les laboratoires pharmaceutiques investissent des milliards en recherche pour développer des traitements contre l'obésité, le diabète, l'hypertension et les maladies cardiovasculaires, toutes fortement influencées par notre alimentation. Un paradoxe troublant apparaît : les mêmes conglomérats possèdent parfois à la fois des entreprises agroalimentaires qui contribuent aux problèmes et des laboratoires pharmaceutiques qui en traitent les conséquences.
Les États dépensent des sommes pharaoniques en soins de santé dont une part significative est consacrée à traiter des maladies évitables par une meilleure alimentation. Ces dépenses pèsent sur les finances publiques, alors que la prévention nutritionnelle reste le parent pauvre des politiques de santé.
Une question s'impose : pourquoi la malbouffe n'est-elle pas plus lourdement taxée ? Alors que le tabac et l'alcool font l'objet de taxes dissuasives en raison de leurs impacts sur la santé publique, les produits alimentaires nocifs bénéficient paradoxalement de TVA réduites et d'une réglementation allégée. Les lobbies agroalimentaires dépensent des millions pour maintenir ce statu quo, bloquant systématiquement les tentatives d'étiquetage nutritionnel clair ou de taxation des produits ultra-transformés.
Pour beaucoup, préparer un repas fait maison ressemble davantage à un parcours d'obstacles qu'à un plaisir :
Ce cycle sans fin épuise particulièrement les familles, les professionnels occupés par leur métier, les jeunes parents, et les personnes âgées. La cuisine, qui devrait être source de joie et de partage devient une véritable corvée qui n'est souvent même pas véritablement considérée à sa juste valeur par ses proches.
Face à cette réalité, les alternatives existantes sont insatisfaisantes:
Bref, rien ne va.
Quelques jours plus tard, après avoir déjà parcouru un site de streaming dans tous les sens pour trouver une série sympa, je tombe sur ce reportage sur les zones bleues. Vous connaissez ? Une véritable révélation qui renforce notre idée de revenir à une alimentation simple, fait-maison. D'ailleurs, notre premier menu chez Batchero sera inspiré des Zones Bleues. Un menu pour votre longévité.
Dans certains villages isolés, à différents endroits sur la planète, les centenaires sont si nombreux que cela défiait toute probabilité statistique. En Sardaigne, à Okinawa au Japon, dans la péninsule de Nicoya au Costa Rica, sur l'île d'Ikaria en Grèce et même dans certaines zones en Californie.
Ces régions, baptisées "zones bleues" par le chercheur Dan Buettner et l'équipe de National Geographic, partagent une caractéristique extraordinaire : leurs habitants vivent non seulement plus longtemps, mais ils restent en bonne santé jusqu'à un âge avancé, avec des taux remarquablement bas de maladies chroniques.
En étudiant ces communautés, une évidence s'est imposée à nous : leur secret ne résidait pas dans des technologies médicales avancées ou des régimes à la mode, mais dans un rapport simple, authentique et équilibré à l'alimentation.
En voici rapidement les principes:
Plus frappant encore, dans ces zones bleues, manger sainement n'est pas un effort conscient ou un sacrifice. C'est simplement leur mode de vie, intégré naturellement dans leur quotidien. Ils ne font pas de "régime". Ils vivent simplement selon des traditions alimentaires équilibrées qui ont traversé les siècles.
Cette découverte a été pour nous une révélation qui est rapidement devenue une évidence : et si nous pouvions apporter les principes alimentaires des zones bleues dans chaque foyer moderne ?
Notre ambition avec Batchero va au-delà du simple service de restauration. Nous voulons que chaque maison que nous servons devienne une "maison bleue", un espace où une alimentation saine, équilibrée et délicieuse est la norme, pas l'exception.
Imaginons un monde où chaque repas serait préparé selon ces principes, mais sans le fardeau logistique que cela implique habituellement. Un monde où manger sainement serait aussi simple que de commander une pizza et aussi bénéfique pour la santé qu'un repas préparé par une grand-mère centenaire d'Okinawa.
C'est exactement ce que Batchero aspire à créer. Non pas seulement des repas, mais un nouveau paradigme alimentaire inspiré par la sagesse des zones bleues et adapté à notre monde moderne.
Au cœur de la révolution Batchero se trouvent les cuisiniers, ces artisans du goût dont le savoir faire est trop souvent confiné aux restaurants traditionnels. Leur perspective est essentielle pour comprendre pourquoi notre modèle répond non seulement aux besoins des consommateurs, mais aussi à ceux des professionnels de la cuisine.
"Quand j'ai commencé ma carrière, j'avais une vision romantique du métier de chef," nous confie Mickaël, l'un des premiers cuisiniers à rejoindre Batchero. "Je voulais nourrir les gens, créer des moments de bonheur à travers mes plats. Mais la réalité des restaurants est bien différente – des horaires impossibles, une pression constante, et rarement le temps d'échanger avec les personnes qui mangent ce que l'on prépare."
Cette déconnexion entre l'idéal culinaire et la réalité du secteur de la restauration est une frustration partagée par de nombreux cuisiniers professionnels. Les statistiques sont révélatrices :
Ces chiffres alarmants révèlent une industrie en crise, où le talent et la passion sont souvent brûlés sur l'autel de conditions de travail intenables.
Nous pensons que les cuisiniers aspirent à quelque chose de plus significatif. Exercer leur métier d'une façon qui ait du sens, qui soit alignée avec leurs valeurs et qui leur permette de vivre décemment, tout en ayant un impact positif sur la société.
Les cuisiniers professionnels possèdent un savoir précieux qui va bien au-delà de la simple exécution de recettes. Ils comprennent intuitivement comment :
Ce savoir-faire, traditionnellement réservé aux restaurants ou aux foyers privilégiés pouvant s'offrir un chef à domicile, mérite d'être plus largement partagé.
Cette vision du cuisinier comme gardien d'un savoir vital pour notre santé collective résonne profondément avec la mission de Batchero.
Depuis notre lancement, nous avons reçu en grand nombre de candidatures de cuisiniers souhaitant rejoindre notre plateforme. Leurs motivations sont multiples: flexibilité, rémunération juste, impact direct et visible, des horaires compatibles avec une vie de famille.
En créant un environnement où les cuisiniers peuvent s'épanouir professionnellement tout en contribuant significativement au bien-être collectif, nous posons les bases d'une transformation du paysage culinaire, ou la cuisine fait-maison retrouve une place centrale dans notre quotidien.
Nous avons posé deux questions fondamentales : Pourquoi la nourriture faite maison devrait-elle être synonyme de corvée ? Pourquoi devrions-nous choisir entre la commodité et la qualité ?
Notre solution est simple, qualitative, et accessible: des repas frais, faits maison, préparés par votre cuisiniers privés, adaptés à vos besoins alimentaires spécifiques, et préparés chez vous, devant vos yeux, sans aucun effort de votre part.
Notre pensons que nous avons tous besoin d'un cuisinier :
Faire venir une personne étrangère dans sa cuisine, ce n'est pas encore courant, et c'est le principal questionnement que nous avons eu dans notre entourage. Mais nous pensons que tout comme monter dans une voiture d'un inconnu il y a quelques années, ou louer l'appartement d'un inconnu... les habitudes sont là pour être changés !
Toutes les raisons pour lesquelles nous pensons que le modèle actuel est dysfonctionnel sont pour nous d'autant de preuves qu'un nouveau modèle doit voir le jour, et verra le jour. Nous faisons le pari que d'ici quelques années, avoir son cuisinier privé deviendra finalement une normalité.
En soutenant les cuisiniers locaux, nous renforçons les communautés locales, réduisons la dépendance à la production alimentaire industrielle et améliorons l'accès à des repas sains et frais au quotidien.
Choisir Batchero n'est pas simplement une question de commodité. C'est prendre position :
Batchero c'est plus qu'un service – c'est un mouvement vers une façon de manger mieux pour vous, votre famille, et la planète. Rejoignez-nous dans cette transformation. Le futur de l'alimentation commence maintenant, et il commence avec vous!
Toute l'équipe Batchero espère pouvoir bientôt vous régaler!
Au plaisir et en attendant nous vous souhaitons Bon Appétit !
>> Découvrez nos services & menus ici: https://batchero.com/fr